Monde

Vacance du pouvoir et violences en Bolivie après la démission d’Evo Morales

La démission du président bolivien Evo Morales a entraîné une vacance du pouvoir ainsi que des violences dans les rues de la capitale, La Paz, et de la ville voisine d’El Alto.

Vers le chaos en Bolivie ? Depuis la démission du président Evo Morales et de plusieurs autres responsables politiques, le pays est confronté à une vacance du pouvoir, tandis que des troubles ont éclaté dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 novembre à La Paz et à El Alto, une ville voisine de la capitale bolivienne.

L’ex-président a, pour la première fois depuis sa démission, pris la parole sur son compte Twitter, « non pas en tant qu’ancien président, mais en tant qu’humain, pour demander aux travailleurs de la santé et de l’éducation de revenir pour fournir des services à la population, après les nombreux jours de grèves. Au-delà de toute considération politique, ils ont pour mission de prendre soin des gens avec chaleur et solidarité ». L’ancien chef d’État n’a en revanche, pas commenté la vacance du pouvoir, ni sa situation.

Evo Morales Ayma

@evoespueblo

Ya no como presidente, sino, en mi condición de ser humano, pido a los trabajadores de salud y educación volver a prestar servicios a la población, luego de tantos paros y huelgas. Por encima de posiciones políticas, tienen la misión de cuidar con calidez y solidaridad al pueblo

24,3 k personnes parlent à ce sujet

À La Paz, des dizaines de manifestants « sont entrés dans nos installations et sont en train d’incendier les autobus », a déclaré sur Twitter le service municipal de transport public de La Paz. Les médias ont montré que quinze véhicules étaient en flammes dans le centre d’entretien des autobus.

>> À lire : « Le président bolivien Evo Morales annonce sa démission »

Le dirigeant d’un collectif de citoyens, Waldo Albarracin, qui a œuvré aux demandes de démission d’Evo Morales, a déclaré que sa maison avait été incendiée et détruite par « une foule » de membres du Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti d’Evo Morales. Ce recteur de l’université d’État de La Paz a diffusé sur son compte Twitter une vidéo de sa résidence en flammes.

Une présentatrice de la chaîne Television Universitaria, Casimira Lema, a elle aussi déclaré que sa maison avait été incendiée. Et un ancien ministre, Juan Ramon Quintana, a déclaré à la télévision que son domicile avait été pillé par des inconnus qui ont emporté tous ses documents.

Des domiciles de personnalités incendiés

Plusieurs dizaines de personnes semaient par ailleurs la peur au cours de la nuit dans le quartier aisé d’Achumani, dans le sud de La Paz.

Dans ce quartier se trouve le siège d’un quotidien critique envers Evo Morales, Pagina Siete. Sur la porte de ce journal, on pouvait lire un avertissement disant : « Devant la vague de terreur qui s’est déchaînée dans la ville de La Paz, le quotidien Pagina Siete suspend ses activités par sécurité. »

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